La journée mondiale de l’océan, qui se déroule samedi 8 juin 2019, est l’occasion de rappeler qu’à l’heure actuelle il n’existe aucun outil juridique permettant de protéger efficacement les zones se trouvant hors des eaux territoriales. Pour préparer les négociations autour d’un futur traité sur la protection de la haute mer, qui devraient durer jusqu’en 2020, Greenpeace mène une expédition d’un an, de l’Arctique jusqu’à l’Antarctique, afin de documenter les impacts des activités humaines sur la biodiversité marine.

« Même si la Suisse semble être loin des côtes, la bonne santé des océans est vitale pour les habitants de notre pays », déclare Iris Menn, directrice de Greenpeace Suisse et experte en biologie marine. Pour un pays sans accès à la mer, les suisses consomment beaucoup de poissons, plus de 8kg par personne et par année. Le pays héberge également les sièges de multinationales dont les activités ont un impact énorme sur les océans. Parmi-elles on peut notamment citer Transocean, qui possédait la plateforme pétrolière Deepwater horizon qui avait explosé dans le Golfe du Mexique en 2009, ou le géant Nestlé qui est un des plus gros producteurs des déchets en plastique qui étouffent les océans. « Les Suisses sont liés aux océans, ne serait-ce que pour l’oxygène qu’ils respirent. Les autorités de notre pays doivent soutenir la mise en place d’un accord ambitieux pour la protection des océans », ajoute Iris Menn.

A l’heure actuelle, seul 1% des océans est correctement protégé. Il est pourtant urgent de mieux les défendre face aux menaces combinées que représentent la surpêche, l’extraction minière et la pollution plastique. Avec l’aide de scientifiques britanniques, Greenpeace a mis en place un modèle qui devrait permettre de protéger efficacement la biodiversité marine. L’objectif est de couvrir 30% de la superficie des océans par des réserves marines d’ici à 2030. La première étape pour y parvenir est d’obtenir la signature d’un traité international ambitieux, rendant possible l’établissement de réserves marines en haute mer.

Afin de peser dans les discussions sur cet accord, une délégation de Greenpeace sera active aux Nations Unies à New York dès septembre 2019. Afin de mettre en lumière l’impact des activités humaines sur le milieux marin, les délégués se baseront sur les observations des scientifiques et membres de Greenpeace qui prennent part à une expédition d’un an de l’Arctique à l’Antarctique. La première étape en Arctique a été effectuée entre avril et mai 2019.

Le navire de Greenpeace, l’Esperanza, explorera ensuite le site hydrothermal de Lost City, la mer des Sargasses, le Récif de l’Amazone, les monts sous-marins situés au large de l’Afrique du Sud, le sud-ouest de l’Atlantique et finalement l’Antarctique. « Avec cette expédition, nous rendons visible ce qui se cache sous la surface de la mer : un monde sous-marin fascinant qui peut facilement concurrencer les eaux côtières et le continent en abondance et en diversité », déclare enfin Iris Menn.

Photos et vidéos de l’expédition de l’Esperanza:
bit.ly/2Il8G0d

Feuille de route de Greenpeace pour la protection des océans:
bit.ly/2HW6FbS

Plus d’informations:
Iris Menn, directrice de Greenpeace Suisse et experte en biologie marine est disponible pour des interviews en allemand uniquement.
Pour la contacter merci de passer par Mathias Schlegel, porte-parole de Greenpeace Suisse, mathias.schlegel@greenpeace.org, +41 79 794 61 23